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Le Curtiss-Reid RamblerLe webzine canadien francophone sur l'aéronautique

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L'origine du Curtiss-Reid Rambler remonte au début des années 20. Pour répondre à un cahier des charges de la Royal Canadian Air Force nouvellement créée, Canadian Vickers Limited, située à Longueuil engage un jeune ingénieur Wilfrid Thomas Reid comme chef de son bureau d'étude.

Ce dernier, né en Angleterre et riche d'une expérience l'ayant mené à travailler à la Royal Aircraft Factory et Bristol Aeroplane Company en Australie, va concevoir le premier appareil répondant à un cahier des charges canadien comprenant patrouille aérienne et reconnaissance forestière. Cet appareil, le Canadian Vickers Vedette servira pendant plus de 15 ans.

Riche de ce succès, Wilfrid T. Reid décide de démarrer sa propre entreprise de construction aéronautique en février 1928 à Montréal, à l'emplacement qui deviendra plus tard l'aéroport de Cartierville, la Reid Aircraft Company. Désireux de profiter d'un programme lancé par le gouvernement Canadien lancé pour la promotion du vol et des aéro-clubs, il conçoit un appareil moderne pour l'époque, taillé pour les conditions climatiques locales et l'étendue du territoire: un sesquiplan de construction entièrement métallique comportant certaines innovations: nervures en Aluminium rivetées sur le longeron, utilisation de profilés pour les haubans qui supprime la nécessité de câblages supplémentaires , freins hydrauliques indépendants...

Le prototype, doté d'un moteur ADC Cirrus effectue son premier vol le 22 septembre 1928.
Ce vol manque de se conclure par une catastrophe, les ailerons se bloquant en plein vol. Le pilote, Martin Berlin parvient finalement à ramener sans casse l’appareil au sol.

À l'époque, Curtiss, en parallèle avec la construction de moteurs et d'avions opère un vaste réseau d'écoles de pilotages aux États-Unis et voit dans la Reid Aircraft Company l'opportunité d'étendre ses activités au Canada.

La Curtiss-Reid Aircraft Company naît en décembre 1928. L’appareil connaît un succès d’estime, mais la Royal Canadian Air Force lui préfère le Tiger Moth pour l’entraînement ab initio de ses pilotes.

En 1931, faute de débouchés, Curtiss-Reid Aircraft fait faillite et devient la Montréal Aircraft Industries. La production s’arrête… 45 Curtiss-Reid Rambler auront été construits. Certains d’entre eux seront exportés en Amérique du Sud, en Inde ou encore en Chine. Aucun n’a survécu jusqu’à nos jours.

Trois versions du Curtiss-Reid Rambler ont été construites:
  • Le Curtiss-Reid Rambler I, avec moteur de 85 ou 100HP de Havilland Gipsy I, il croisait à une vitesse de 144 km/h. Un exemplaire fut équipé d’un moteur Gypsy à rotation horaire. Il est doté d’un long échappement qui garde les gaz du moteur loin du cockpit et d’une dérive arrondie entre autres modifications.

  • Le Curtiss-Reid Rambler II, qui malgré son nom volera avant le I. Il est équipé d’un moteur d’un moteur ADC Cirrus de 80, 95 ou 115CV. Il ressemble de près au prototype. Au moins un exemplaire, le CF-ABP fut doté de flotteurs Curtiss-Reid.

  • Le Curtiss-Reid Rambler III, au fuselage rallongé et équipé d’un moteur de 120Cv de Havilland Gipsy III (similaire à celui du Tiger Moth). Il fut utilisé dans une tentative de record d’altitude le 25/05/1931 mais le barographe gela et l’altitude atteinte (22000ft/6705m) ne put être confirmé. Un exemplaire équipé de flotteur EDO fut exporté vers Hong Kong et finit sa carrière au sein d’une compagnie aérienne Chinoise.

Deux projets à Montréal visent à reconstruire un Rambler. Le premier et le plus avancé, initié par le CAHC à Sainte-Anne-de-Bellevue est une réplique statique de Rambler II. Le second projet, mené par le rédacteur de ces lignes est celui d’un Rambler I avec pour cible un premier vol dans un horizon de 5 à 6 ans.
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